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Panser les plaies, avaler sa déception et repartir

14 novembre 2009
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Pour cette Transat Jacques Vabre, Philippe Legros nous donnera tous les deux jours son analyse de la route empruntée par Roland et Jean-Luc. Equipier à bord de Veolia Environnement lors de la dernière Istanbul Europa Race, Philippe Legros connait donc bien le bateau. Compétiteur de talent, double Champion du Monde Imoca en équipage à bord de Sill en 2001 et 2002 mais également vainqueur en 2005 du Tour des Iles britanniques à bord de Sill et Veolia, ce Brestois s’est ainsi forgé son expérience sur de nombreuses courses aux côtés des plus grands. Fin tacticien et concepteur des voiles à bord de Veolia Environnement, Philippe fera donc valoir un œil avisé.

Ca a été dur, comme prévu. Extrêmement dur même. Et le matériel a souffert.  Alors direction les Açores pour réparer et retourner en course avec un bateau performant.
La suite ? Il faut reprendre vite la mer. Pour rester en course, dans les classements, dans la tête.  Et la météo est bonne pour le moment. Il y a encore du vent de nord-ouest sur la zone. C’est ce qu’il faut pour repartir vite. Attention tout de même aux dévents sous le vent de ces îles très hautes. On peut y perdre une journée entière. Voici une photo satellite à laquelle sont superposées des lignes isobares (pression atmosphérique)  et des champs de vent. On y voit la position de Véolia, aux Açores et  le vent mesuré sur place encore sensible.

En bas à gauche de l’image, les flèches tournent et deviennent plus petites. Il y a moins de vent, c’est l’anticyclone qui est là. En repartant des Açores, il faudra le viser pour aller empanner  dans la courbure, quand le vent passe du Nord-Ouest au Nord-Est.
Attention tout de même à ne pas trop s’en approcher. Il n’y a pas de vent au cœur de ces anticyclones. Et leur gonflement n’est pas toujours bien  anticipé par les modèles météorologiques.

Cet anticyclone (H sur les cartes américaines) se déplace vers le Sud-Est, on le retrouve ici derrière Véolia le 17 vers 15H sur cette simulation de route.

Cette situation sera stable pendant quelques jours. Mais on voit aussi sur les 2 images qu’il y a une dépression au bout de la route. Et c’est bien elle, son déplacement, creusement ou comblement qui sera l’arbitre de l’entrée en mer des Caraïbes. Elle perturbe l’établissement de l’alizé et crée une situation instable. Elle pourrait être une alliée de taille dans la course poursuite de Bilou et Jean Luc.
On pense à eux et aussi à Sébastien et Jean-François.

Philippe Legros

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14/11/2009

Stop and go à Horta !

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De b@lei@ helen@ le 16/11/2009 à 19:10 : bon vent!
merci pour ces info, bon vent!

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