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Orques

19 janvier 2010
Note : 4,23/5 sur 31 vote(s)
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La mer s’est retirée découvrant l’immense récif qui borde la pointe Nord de la Péninsule Valdes en Argentine.

Seuls quelques chenaux étroits percent ce rempart de roche à l’abri duquel de jeunes lions de mer jouent dans les vasques abandonnées par l’océan. Ils attendent le flot montant pour venir chahuter le long de la petite plage ouverte sur la haute mer.

Loin, au large de la pointe nord de la Péninsule Valdès, l’aileron dorsal d’un grand orque mâle fend la mer. 1,6 mètre, noir, droit comme un glaive, dégageant une impression de puissance irrésistible, il avance vite, très vite. Régulièrement, le souffle de l’épaulard embrume l’horizon, tandis que sa tête sombre émerge entre deux vagues comme le bulbe d’un sous-marin. En quelques minutes, le cétacé est à l’entrée du chenal face à la plage. Il plonge et disparaît… plus de souffle, plus de nageoire… plus aucun signe de sa présence.

Les lionceaux, un instant alertés, reprennent leurs jeux aquatiques.

Soudain à 10 mètres de la plage, la dorsale de l’orque perce à nouveau la surface. La mer se soulève, libérant un corps gigantesque et sombre qui dévale, comme un tsunami, sur les jeunes otaries pétrifiées. Le temps est suspendu. Les lionceaux veulent fuir vers la terre ferme. Survivre… L’un d’eux est projeté par une tempête d’écume. La monstrueuse tête noire et blanche est sur lui. Elle le secoue avec une violence inouïe. Sidérés, les rescapés regardent la mise à mort de leur frère. Même la mer semble se retirer, laissant l’orque tout entier, au sec sur la plage… 9 mètres, 7 tonnes posés au sol ! Le maître de l’océan, venu prélever sa dîme dans un monde qui n’est pas le sien, est en danger de mort…

Mais l’orque lève la tête comme pour nous présenter la proie pantelante qu’il serre entre ses mâchoires. Puis, d’un formidable coup de rein, il pivote sur la grève. Sa nageoire caudale fouette la mer, son corps s’arc-boute, roule d’un côté, puis de l’autre, et peu à peu retrouve l’élément liquide qu’il n’aurait jamais du quitter.
 
Il file vers le large partager sa chasse avec les jeunes orques inexpérimentées qui ne savent pas encore franchir la frontière de leur océan.

Texte et Photo : François SARANO, Galateefilms

 

De CALINE le 01/02/2010 à 13:37 : espoir
Merci de voir autant de splendeur de donner un peu de calme et de douceur et voir un peu de foi oui la creation!!!!! merci Monsieur

De j.escareal le 30/01/2010 à 02:42 : nurse
Beautiful, cant wait to watch it, thank you

De pzk le 28/01/2010 à 09:13 : eau
il est très beau aller le voir

De pzk le 28/01/2010 à 09:12 : momo
il est très beau

De sandy le 24/01/2010 à 14:15 : le film
je ne sais pas trouver les mos tellement tout est beauté, un grand merci pour tout ce travail magnifique j'espere pouvoir bientot acheter le dvd du film merci infiniment

De caline44 le 21/01/2010 à 15:21 : sa se fai pa!
sa se fait tro pa pour les petit phoque...mai en tou ca tré belle photo

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